Doualab, le hackerspace de Douala

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dimanche 3 juillet 2016

Séance RaspberryPi au Doualab ce samedi

Un Raspberry Pi, des laptops, des câbles réseau, un routeur WiFi, des Windows et des Linux, et surtout une bande de Doualabiens acharnés à dompter ce petit bout d'ordi qui mine de rien, en a gros dans le processeur. C'était la séance d'hier après midi au Doualab. 
Le but ? Apprendre en s'amusant, en bidouillant, pour évaluer quels sont les potentiels projets rendus possibles par le Raspberry. 
Raspberry, c'est une unité centrale d'ordinateur embarquée dans une carte pas beaucoup plus grosse qu'une boite d’allumettes. Tournant sous une distribution GNU/Linux dédiée, Raspbian, elle permet de développer des applications mais aussi de s'initier à moindre frais à l'informatique et à la programmation. Elle peut également être le point de départ de projets en électronique avec ses porte d'entrées sorties (GPIO) embarqués. 
C'est donc dans une ambiance détendue que le nous avons monté un petit réseau, revu les bases du routage sous Linux, configuré un AP Wifi, et surtout installé et préparé le « Raspi » à son utilisation via VNC, qui permet d'afficher le bureau sur n'importe quel ordinateur connecté au réseau. 
Les prochaines fois nous travaillerons sur de petits montages électroniques pour comprendre comment avec un peu de code et des idées il est possible de démarrer tout un tas de projets d'apparence inaccessibles. 
A très bientôt pour de nouvelles aventures

De la construction d'un pays par ses citoyens, ou pourquoi le logiciel libre est-il si important pour l'Afrique

Lorsqu'on est un continent jeune de part sa population, riche de sous-sol, ayant déjà adopté les NTIC comme ode de travail et la capacité à apprendre et à se débrouiller comme mode de vie, que manque-t-il pour atteindre ce que les politiciens appellent "émergence" en Afrique ?
A l'évidence, courir dans toutes les directions ne sert qu'à dépenser une énergie folle pour tourner en rond, et surtout reproduire sans réfléchir les erreurs de l'Occident n'est pas émerger, mais rentrer dans le troupeau des moutons de Panurge pour finir dans le ravin. 

Pourquoi est-il si important pour l'Afrique de se tourner vers ce modèle de logiciel libre et de «hacking », terme qui, après des années de mauvaise compréhension, se fait petit à petit une place dans le monde de l'innovation ?
Pour réussir, il faut un but, un modèle, un idéal, non pas repris de nos ancêtres ou de l'extérieur mais construit à partir de ce que l'on sait, de ce que l'on vit, mais aussi et surtout de ce que l'on a envie. Et pour cela il faut des outil, ne pas acheter la belle voiture survendue par la publicité mais se donner les moyens de construire SA vision du déplacement de demain, ou même du non déplacement et donc de l'utilisation des NTIC pour favoriser le télétravail et intégrer dès le début la démarche écologique dans la construction d'un modèle de vie typiquement africain. 
Les NTIC et les nouveaux modes de travail, tout le monde s'accorde à dire qu'ils ont et auront une place de plus en plus importante en Afrique, mais tout comme la jeunesse d'un pays ne sert à rien si elle ne peut travailler à son développement, ne pas disposer d'outils adaptés pour faire de ces NTIC un formidable outil au service des populations peut rapidement se retourner contre l'Afrique. Après s'être vu imposer des institutions inadaptées qui ont conduit les pays d'Afrique à un retard de développement considérable, il serait navrant que la domination des GAFAD (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) impose à l'Afrique un nouveau cadre totalement obsolète et inadapté ne permettant pas à ses jeunes entrepreneurs de développer les outils dont ils ont besoin pour avancer. Quand on voit que beaucoup d'entreprises tournent avec WindowsXP (piraté bien sûr) et n'intègrent aucune notion de sécurisation des données alors que les outils existent, on se dit qu'un gros travail reste à faire. 
Pourquoi alors défendre, tout spécialement en Afrique, le logiciel libre et le hacking ? Parce que la construction progressive de logiciels et d'outils appropriés, issus de l'expérience de ceux qui travaillent avec, de manière souveraine et avec la garantie qu'un embargo ne viendra pas les rendre inopérants est d'abord et avant tout un élément indispensable de la construction de l'Afrique de demain. Et ne vous y trompez pas jeunes entrepreneurs, vos dirigeants ne vous y aideront pas, les multinationales et institutions qui vous offrent chaque semaine des voyages et des cadeaux ne vous y aideront pas, car tout ce petit monde ne peut en aucun cas comprendre vos besoin, vos envies, vos rêves. Il vous faudra retrousser vos manches pour construire vos outils, avec vos méthodes de travail. D'ailleurs, quand on voit l’inefficacité des transports dans la plupart des grandes villes, il vous faudra construire vos méthodes de travail. Dans cette tâche complexe vous trouverez deux alliés, le hacking et le logiciel libre. 
Le hacking, c'est la bidouille, c'est à dire le fait d'essayer encore en encore à partir de ce qui existe pour réussir à résoudre un problème, ou même à créer quelque chose. C'est déconstruire l'existant pour en comprendre le fonctionnement et en extraire les éléments intéressant pour la construction de nouvelles choses. Pour cela il faut démonter, dévisser, découper, parfois casser. Puis revisser, remonter différemment, reconstruire, et parfois ça fume, ça brûle, ça chauffe, ça ne fonctionne pas. Alors on réessaie, on essaie de comprendre ce qui n'a pas fonctionné, et on corrige petit à petit pour arriver non pas à une solution toute faite, mais à la solution à la fois réaliste et surtout maîtrisée qui deviendra à son tour un jour l'objet à démonter, mais aussi et surtout l'outil permettant d'avancer petit à petit vers la réussite.

Pourquoi alors le logiciel libre ? Quand les éditeurs se fichent du piratage en Afrique parce que pour eux de toute manière l'Afrique ne représente rien, quand il est facile de trouver sur le « marché français au revoir » de vieilles machines avec des licences de logiciels abandonnées par leurs anciens propriétaires parce que jugées obsolètes ? Tout simplement parce que ces logiciels sont européens, américains, chinois, japonais, et jamais ne seront africains. Ils ne peuvent être démontés, adaptés, réutilisés, ils ne peuvent qu'apporter de nouvelles contraintes, tout comme ces institutions imposées qui n'ont pas changé depuis des années et qui font que des vieux gouvernent aujourd'hui un continent qui a un grand besoin de jeunesse et de fraîcheur. Le logiciel libre n'appartient pas à l'occident, il appartient à tous ceux qui veulent le partager, le démonter, le tester, l'adapter. Il est le produit de cette mondialisation positive qui a permis à tous les entrepreneurs du web de créer un socle commun pour avancer ensemble. Dans ce contexte, loin de se contenter d'essayer encore et encore de prendre le train du « développement » en marche, vieille locomotive du capitalisme focalisée sur le PIB et dont la destinée est incertaine, l'Afrique peut construire sa propre voie, pour aller non pas où de grands dirigeants et PDG veulent la voir aller, mais là où les africains rêvent de l'amener. 
Alors il faut en Afrique que ces lieux de hacking, de partage, de liberté, d'échange voient le jour, que le logiciel libre trouve toute sa place à l'heure où l'occident peine à se défaire du piège du logiciel privateur qui a enfermé ses données au point de lui faire perdre sa souveraineté, que de cette liberté commune naissent les idées qui feront l'Afrique de demain, avec ses outils, sa manière d'avancée qu'elle seule peut comprendre. C'est dans ces lieux où l'on prend le temps de comprendre que demain se construit, c'est ici que se trouve ce qui fera que demain l'Afrique ne fera pas seulement que trouver sa place dans le monde, mais y apportera une contribution significative.
Le logiciel libre lui sera toujours là, outil discret, souvent décrié par les partisans du vieux capitalisme, mais il apporte indéniablement sa contribution partout où il est utilisé et est en retour renforcé par ses utilisateurs pour le bien de tous. Et le modèle du « hacking » auquel il a donné naissance transforme petit à petit toutes les couches de la société, tous les corps de métiers, toutes les institutions. C'est pour cela qu'il est patrimoine immatériel de l'humanité, car il fait partie de ces inventions qui aident les sociétés humaines à se construire et à vivre ensemble pour fonder le « village mondial » dans lequel l'Afrique sera un acteur majeur, indépendant, et ayant réussi là où d'autres sont peut être en train d'échouer …
Alors la prochaine fois que l'on vous parle de fablab, hackerspace, de logiciel libre, prenez le temps de vous demander si cela ne vaut pas la peine pour vous, vos enfants, votre continent, de prendre le temps de perdre vos mauvaises habitudes acquises par mimétisme et de vous lancer vous aussi dans l'aventure.

dimanche 26 juin 2016

Le Doualab au I/O Extended Douala

Samedi 25 juin, deux membres du Doualab étaient présents au I/O Extended Douala dans les locaux de HIB, organisé par le Google Dévelopers Group de Douala. Au programme des retours sur le dernier Google I/O et des codelabs sur l'utilisation de l'IDE Android et de Firebase. Ce fut également l'occasion d'un premier contact avec cette sympathique association, sûrement le début de quelques séances de travail en commun, le Doualab remercie GDG pour l'organisation de cet évènement.

Le lab avance, l'équipe s'agrandit, site web et Raspi

Petit à petit de nouveaux membres nous rejoignent au Doualab, c'était donc au tour de Cédric et Boris de se joindre à nous pour les activités du lab. On passe de deux à 6, et du sol à une vraie table avec des chaises, le lab avance ! ;)
Ces deux dernières séances on tété l'occasion de travailler sur le site web, mais aussi d'une petite formation sur git (git-scm.com), outil collaboratif de suivi de code pas toujours facile à maîtriser mais au combien apprécié après quelques heures d'entraînement Nous avons également parlé du financement de l'hébergement pour nosfuturs outils (site, wiki, blog)
Premiers essais également avec le Raspberry Pi de l'association, l'installation est réalisée après quelques soucis de carte SD, la configuration et les projets seront pour la fois prochaine.
La séance, comme souvent, s'est conclue sur un bon repas.

dimanche 12 juin 2016

Session de travail ce samedi après midi

Samedi c'est la première session de travail du Doualab.

Ca se passe comment une session de travail dans un lab ? Eh bien justement l'idée est de construire le lab tout en s'amusant, ou encore de réaliser ses projets. Deux idées sont importantes : échange de connaissance et entraide. C'est donc dans la bonne humeur que cette après midi sera consacrée aux réseaux de données et au développement, dans la joie et le partage de connaissance pour que tout le monde puisse monter en compétences et en faire profiter ce bien commun qu'est le Doualab.

Pour participer, écrivez-nous via notre page contact ou via Facebook.


A très bientôt

mercredi 25 mai 2016

On va faire comment ?!

Pas toujours facile de démarrer dans le monde de l'électronique avec toutes ces technologies, tous ces kits, protocoles, ... Voici donc un petit article rapide pour vous aider à vous y retrouver.

L'électronique, ce sont tout d'abord des notions de base, courant, tension, résistance, ... Ces notions ne doivent pas forcément être maîtrisées sur le bout des doigts mais il faut quand même savoir à quoi elles correspondent.

Ensuite, faire de l'électronique, comme pour tout domaine technique, c'est d'abord et avant tout bien savoir ce que l'on veut faire et quel niveau d'exigence on aura vis à vis du montage. Cela permet dans un premier temps de bien décomposer le projet pour savoir exactement dans quelle branche de l'électronique on se trouve, mais aussi et surtout de bien lister les compétences nécessaires à la réalisation.

L’électronique, ça peut être plusieurs choses, par exemple :

  • Un simple montage avec des composants de base pour en découvrir le fonctionnement
  • La programmation d'un composant ou d'une carte
  • La réalisation d'un circuit imprimé
  • La fabrication d'une antenne
  • ...

Beaucoup de choses très différentes les unes des autres donc, certaines de ces branches étant proches de la mécanique, de la radio, ou bien encore du développement logiciel. Un bon conseil aux débutants : touchez un peu à tout, sans forcément faire des choses complexes mais simplement pour vous sensibiliser aux différentes notions, niveaux de difficultés, aux différents jargons et normes. Petit à petit vous accumulerez de la confiance, mais aussi de l'expérience pour rapidement jauger les ressources nécessaires à la réalisation d'un projet.

Au Doualab par exemple, vous pourrez vous essayer à la soudure de carte électronique, mais aussi à la programmation et la mise en oeuvre d'un Arduino, ainsi qu'à la récupération de composants sur une carte à des fins de réutilisation.Il est Aussi possible de vous initier à la programmation Android pour compléter vos compétences, mais aussi de concevoir et fabriquer vos supports et boîtiers. Bien sûr la rédaction de la documentation et éventuellement d'un ou deux supports de formation sont possibles et apporteront un grand plus lors de séances de travail en groupe.

Pensez aussi aux dizaines de livres qui permettent de démarrer facilement. La plateforme FUN propose un MOOC fabrication numérique parfait pour le débutant. Pour les lecteurs, Make a édité "Getting Started With Arduino", un petit guide vous expliquant les principes du hacking et vous permettant de réaliser facilement et pas à pas vos premiers montages électroniques. Ces document, ainsi que les composants électroniques et cartes sont disponibles dans votre hackerspace préféré.

En espérant que et article vous donne envie de vous lancer dans l’aventure ;)

mardi 24 mai 2016

Le Doualab sur les ondes

Le Doualab était ce jour dans les locaux de Ell'FM pour présenter l'association, son origine, ses projets et son fonctionnement. Il a aussi été question d'entrepreneuriat et de la place du Doualab vis à vis des jeunes porteurs de projets, plus généralement même du rôle du Doualab dans l'aide à la jeunesse.

L'émission sera diffusée mercredi 25 à 20 heures avec une rediffusion samedi à 21 heures. Suivez-nous et n'hésitez pas à nous contacter en utilisant notre page contact.

Réunion du 20 mai

Arduino et objets connectés

Tout au long du MOOC Objets connectés, le matériel disponible au Doualab permet de réaliser les montages décrits dans le MOOC. De ateliers Arduino seront réalisés et les vidéos du MOOC seront mises à disposition.

Travail sur les plans du local

L'aménagement du local est un point important qui concerne tous les membres pour que le Doualab réponde vraiment à ses objectifs de travail en groupe et de partage de connaissances. Dans cette optique la conception de l'ameublement suit son cours avec les premières listes de matériel disponibles dans le but de rechercher des fournisseurs de matériaux. Les travaux seront ensuite effectués par les membres pour que chacun aie l'occasion d'apporter sa pierre à l'édifice.

plan3d.png

Supports de communication

Pour permettre la recherche de membres et la communication auprès ds médias, une plaquette a été créée expliquant les principes de l'association et regroupant les principales informations pratiques.

plaquette.jpg

mardi 10 mai 2016

Première réunion et premières actions

Et voilà, suite à la première réunion nous commençons les premières actions : aménagement de notre local, premiers projets. C'est parti pour quelques nuits blanches ;)

Dans les premiers sujets citons Arduino. La petite carte sera notre premier objet de curiosité avec un hackathon prévu pour aider le projet KhomiAuto, qui en Mauritanie permettra de fournir un système d'arrosage automatique. Nous espérons pouvoir travailler ensemble lors de la prochaine réunion sur ce projet, n'hésitez pas à vous joindre à nous en nous contactant.

A bientôt

mercredi 20 avril 2016

Caravane des 10 ans du Festival International de Poésie 3V

Un petit évènement où vous pourrez retrouver les membres du Doualab

''La caravane des 10 ans du Festival International de Poésie 3V qui avait commencé à ART BAKERY Bonendalè (sous le thème POUR DECHIRER LE SILENCE QUI VOILE LE VIOL)en novembre 2015 poursuivra son chemin par l'orphelinat Rhema Grace de Ombe près de Limbe, le samedi 28 mai 2016 dès 11h. Les associations LIVRE OUVERT, SAVAS et DOUALAB passeront cette journée en compagnie de leurs 80 amis que compte cet orphelinat. La grande majorité des enfants a moins de 11 ans. Votre soutien matériel (fournitures scolaires, produits alimentaires, produits pharmaceutiques) et surtout votre présence physique ne pourront qu'ajouter des étoiles de bonheur dans les yeux de ces enfants.

Pour tout apport, ça se passe à Douala et Yaounde: 694015904 et 661336131 Bangangte: 694228118 Dschang: 673070546 association.savas@gmail.com''

mardi 1 mars 2016

Naissance

Bonjour à tous,

Naissance d'une initiative, naissance d'un outil pour les entrepreneurs et porteurs de projets de Douala, voici le Doualab, votre tiers lieu pour la réalisation de tous vos projets.

Sur ce blog vous retrouverez l'ensemble des nouvelles, mais aussi les évènements auxquels nous participons et organisons.

A très bientôt pour de beaux projets